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LA CONGRÉGATION

CHARISME

Les chanoines réguliers de Saint Victor se consacrent au ministère paroissial, à la récitation de la liturgie des Heures, aux études et aux missions.

Ils sont présents à l'abbaye de Saint-Pierre Champagne, et dans les prieurés de Marie Médiatrice (Montbron), de Chancelade (Abbaye Notre-Dame de Chancelade), de Saint Augustin (Bourg-lès-Valence) et de Notre-Dame de Bethléem (Bassotu, Tanzanie).

HISTOIRE

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LE PÈRE MAURICE BITZ, FONDATEUR

Né le 19 novembre 1940 à Saint-Léonard, dans le Valais suisse. Il entra chez les chanoines réguliers de Saint Augustin, à l'Abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, où il fit ses études. Il prononça ses vœux simples le 28 août 1960, ses vœux solennels le 28 août 1963. Il a été ordonné prêtre le 4 septembre 1965. Il quite son abbaye d'origine et vient s'installer à Champagne en décembre 1968. Il a été béni Abbé le 14 février 1976. Au cours d'un Congrès, le 10 juillet 2004, il a été élu par ses pairs, Abbé Primat de la Confédération des Chanoines réguliers de Saint Augustin, pour une durée de 6 ans. Au cours du Chapitre plénier qui s'est tenu à la Pentecôte 2015, il a présenté sa démission, ayant atteint la limité d'âge de 75 ans. Il est retourné vers le Père le 24 septembre 2015.

ORIGINES DE L'ABBAYE ET DATES-CLÉS

1968– 3 Octobre : 3 prêtres-religieux arrivent du Valais suisse : les pères Maurice, Gérard et Pierre. Ils n’avaient pas 30 ans, dans le but de faire renaître en France une Congrégation prestigieuse des Chanoines de Saint Augustin, celle de Saint Victor éteinte depuis plus de 200 ans.

1968 – 25 Décembre : La décision d’installation est prise.

1969 : Les travaux de restauration du presbytère avancent. Des jeunes commencent à arriver pour vivre cette vie de Communauté : le premier, Guy ROSE, venu de l’Île Maurice.

1971 : Acquisition du terrain en vue de la construction du Prieuré.

1973 : Le Père Maurice est nommé Supérieur Général des maisons de l’Ordre. La communauté comporte 8 frères.

1974 – 16 novembre : Inauguration du Prieuré.

1976 – Bénédiction abbatiale

Le 14 février, le Prieuré devient Abbaye. Au cours de la messe, le nouvel Abbé reçoit l’anneau, la mitre et la crosse.

1977 : Construction d’un oratoire et d’une bibliothèque.

27 août : ordination sacerdotale des fr. Bruno Dugas, Léon Monneron et Jacques Cachard

1978 – 1er juillet : ordination sacerdotale des fr. Gilbert Minodier, Jean-Paul Hervouët et Jean-Régis Fropo.

1980 – Construction de la maison des prêtres.

25 mars : ordination sacerdotale du fr. patrice Sicard

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L' ABBAYE SAINT VICTOR DE PARIS

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Saint-Victor est une ancienne abbaye de chanoines réguliers fondée au XIIe siècle par Guillaume de Champeaux, archidiacre et directeur (écolâtre) de l'école cathédrale de Notre-Dame de Paris. En quelques dizaines d'années Saint-Victor était devenue l'un des centres les plus importants de la vie intellectuelle de l'Occident médiéval, surtout dans le domaine de la théologie et de la philosophie. Son rayonnement perça au travers de maîtres aussi illustres que Hugues, Adam, André, Richard ou Thomas Gallus, explorant de nombreux champs de la connaissance. Supprimée en 1790, l'abbaye fut démolie en 1811 et remplacée, d'abord par la halle aux vins, puis, dans la deuxième moitié du XXe siècle par la faculté des sciences, et aujourd'hui les sites de l'institut de physique du globe et de l'université Jussieu. La devise de l'abbaye était : Jesus, Maria, sanctus Victor, sanctus Augustinus.Saint-Victor est une ancienne abbaye de chanoines réguliers fondée au XIIe siècle par Guillaume de Champeaux, archidiacre et directeur (écolâtre) de l'école cathédrale de Notre-Dame de Paris. En quelques dizaines d'années Saint-Victor était devenue l'un des centres les plus importants de la vie intellectuelle de l'Occident médiéval, surtout dans le domaine de la théologie et de la philosophie. Son rayonnement perça au travers de maîtres aussi illustres que Hugues, Adam, André, Richard ou Thomas Gallus, explorant de nombreux champs de la connaissance. Supprimée en 1790, l'abbaye fut démolie en 1811 et remplacée, d'abord par la halle aux vins, puis, dans la deuxième moitié du XXe siècle par la faculté des sciences, et aujourd'hui les sites de l'institut de physique du globe et de l'université Jussieu. La devise de l'abbaye était : Jesus, Maria, sanctus Victor, sanctus Augustinus.

FIGURES

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SAINT VICTOR

A l’orée du IVème siècle, l’empire romain est bien évangélisé : la foi a pénétré les diverses couches de la population, non seulement les esclaves et les pauvres, mais encore les magistrats et les grands dignitaires. Les chrétiens possèdent des cimetières, des lieux de cultes et de prière. C’est ainsi à Marseille. Mais en février 303, sous le règne de Dioclétien et de son ami Maximien, une persécution éclate soudainement, brutale, systématique et générale.

Le 8 juillet 303 ou 304, le préfet Euticius siège au tribunal à Marseille quand on lui présente un soldat nommé Victor : Ce soldat est effronté. Il ne veut plus percevoir sa solde et il clame qu’il est chrétien. En entendant cela le préfet dit à Victor : « Pourquoi n’acceptes-tu pas la solde habituelle ? » Saint Victor lui dit : « Parce que désormais, je ne veux plus militer dans le siècle ». Le préfet Euticius lui dit : « Victor, sacrifie ». Victor lui dit : « Je ne sacrifie pas aux faux dieux ». Alors le juge ordonne de lui lier les bras dans le dos et de le traîner au milieu de la cité. Après ce premier supplice il est ramené devant le juge qui lui dit : « Sacrifie ». Il répond : « Je ne sacrifierai pas ; cela est dû au Créateur, non à une créature. En entendant cela le tribun Astérius lui donne une gifle et dit : « Toi qui n’est même pas digne de voir le jour, tu parles maintenant en philosophe ! Sacrifie aux dieux ». Victor dit : « Il n’est de Dieu qu’un seul, celui qui a tout fait de rien ». Et tandis qu’il dit cela sous l’inspiration de l’Esprit Saint, les soldats se succèdent pour le frapper à coups de gourdin.

Après cela, Asterius ordonne de le suspendre et de le martyriser avec des lanières de cuir. Puis ensuite il est descendu et renvoyé aux arrêts. Visité par ses frères, il les console en disant : « Refusez d’être tristes pour moi, frères, car ceux qui luttent pour nous sont plus forts que ceux qui nous attaquent. Je n’aurai pas pu, de mes propres forces, supporter tant de souffrances, si la grâce de Dieu ne m’avait aidé. Car lorsque j’étais suspendu et flagellé au fouet de cuir, je vis près de moi un homme très beau, tenant en main une croix qui me disait d’une voix lente : « C’est moi, Jésus, qui subis les outrages et les tourments, en la personne de mes confesseurs. »

Le 21 juillet, Victor est tiré des arrêts et traduit à nouveau devant le préfet Euticius. Il refuse à plusieurs reprises de sacrifier aux dieux. Le juge lui présente l’autel où il doit sacrifier. Mais Saint Victor ne supporte pas de regarder l’autel dédié aux faux dieux. D’un coup de pied, il le fait tomber de la main du prêtre, par terre. Pour ce fait, le juge en colère ordonne que le pied ayant donné le coup soit coupé. Euticius lui dit : « Sacrifie tout de suite, maintenant ». Saint Victor lui répond : « Je ne sacrifie pas aux démons ». Alors Euticius ordonne de le mettre sous la meule du boulanger, entraîné par un animal, où le grain autrefois dispersé est habituellement moulu. Et lui-même, ainsi contraint, rend l’âme Les chrétiens de Marseille dérobent le corps, puis ils cachent les saintes reliques en hâte, en un lieu à flanc de colline, où ils creusent le rocher.

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SAINT AUGUSTIN

C’est en Algérie que naît Augustin en 354 ap. J.-C., à Thagaste, une colonie romaine, dans une famille berbère romanisée. Si le père, petit propriétaire terrien, adhère fermement au polythéisme romain, sa mère, Monique, est une fervente chrétienne. Elle sera d’ailleurs béatifiée par l’Eglise, sous le nom de Sainte Monique. Augustin, tiraillé entre ces deux influences, est néanmoins élevé dans la religion maternelle. Elève doué, mais indiscipliné, il commet de menus larcins, tel le célèbre vol de poires.

A dix-sept ans, il se rend à Carthage pour étudier la rhétorique. Il découvre une ville où règnent la débauche et la recherche effrénée de la jouissance. Il s’y plonge avec plaisir, et rencontre la femme avec laquelle il vivra pendant quinze ans en concubinage. De cette union naît un fils, Adéodat. Néanmoins durant tout ce temps, il reste agité par une grande curiosité intellectuelle et une inquiétude psychologique, qui l'amènent à se lancer dans une longue quête de la vérité. Ainsi il se procure un livre de Cicéron, l’Hortensius, qui éveille en lui un vif intérêt pour la philosophie. Il s'intéresse également au manichéisme, doctrine à laquelle il adhère pendant neuf ans. Cette religion orientale, aujourd'hui quasiment éteinte, professe un dualisme radical entre le Bien et le mal, la Lumière et les Ténèbres. Il envisage, après un bref retour à Thagaste, de partir pour Rome, s’appuyant sur les relations qu’il s’est créé à Carthage, avec le consul notamment.

De là, il gagne Milan, appelé comme professeur de rhétorique. Il commence à réussir et s'en réjouit : ambitieux, il court après la richesse et les honneurs. Il répudie sa compagne de seize ans, ce qui lui déchire le coeur, pour préparer un mariage qui puisse accélérer sa carrière. Mais en même temps, il fréquente à Milan des cercles platoniciens, et surtout assiste aux homélies de l’évêque Ambroise, qui l’amènent, sinon à se convertir au christianisme, du moins à se détourner définitivement du manichéisme. Des amis, tels qu’Alypius, vont jouer un rôle important dans son itinéraire spirituel : c’est en les entendant relater la conversion de certains de leurs proches qu’Augustin, bouleversé, décide de se convertir à son tour. Il abandonne l’enseignement de la rhétorique et part en retraite spirituelle dans la villa d’un ami. Pendant un an, il rédige certains ouvrages comme Contre les Académiciens, les Soliloques, le Traité de la vie bienheureuse.

Il est enfin baptisé dans la nuit pascale du 24 au 25 avril 387, avec son fils, à la grande joie de sa mère, dont c’était le vœu le plus cher.

Peu de temps après, il repart pour Thagaste, sa ville natale, et vit quelques années dans une communauté spirituelle qu'il a lui-même fondée, unie autour de la foi chrétienne. En 391, il succède à l’évêque de la région, Valère. Devenu évêque d’Hippone, il entre dans une phase d’intense activité intellectuelle, et rédige Les Confessions, son ouvrage le plus connu, ainsi que la Cité de Dieu, ou de la Trinité. La fin de la vie d’Augustin coïncide avec les derniers jours de l’Empire romain. Il meurt lors du siège de la ville par un chef barbare, Genséric, en 430. Près de 900 ans plus tard, il est canonisé par l’Eglise catholique, et considéré comme l’un des docteurs de l’Eglise. C'est également l'un des Pères de l'Eglise.