La communion spirituelle

ACTE DE COMMUNION SPIRITUELLE

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie.
Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme.
« Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (ps 62)
Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie,
avec la joie et la ferveur des saints.
Puisque je suis empêché de Te recevoir dans le sacrement,
viens au moins spirituellement visiter mon âme.
En ce temps de carême,
que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances
et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié :
« Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».
Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère
et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au Temple de Jérusalem,
aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église,
partout dans le monde où les persécutions,
ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.
Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre
que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour
et pas un dû en vue de mon confort spirituel.
Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu
dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.
Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage
ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement
avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.
Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituel­le­ment par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves. Maranatha, viens Seigneur Jésus. »

Mgr Raymond Centene, Evêque de Vannes

 

La Communion spirituelle ou communion de désir

La communion spirituelle, ou communion de désir, est un acte que nous pouvons poser, ou plutôt un don de Dieu que nous pouvons recevoir, lorsque nous sommes géographiquement éloignés du lieu liturgique, ou encore lorsque notre situation personnelle ne nous permet pas de nous approcher physiquement des saintes espèces. (Cf. Concile de Trente, sess. XIII, ch. VIII – Denzinger 1648)

Trois actes constituent la communion spirituelle : 

  1. l’acte defoià la présence réelle de Jésus-Christ au sacrement de l’autel;
  2. l’acte de désir, dont une forme très recommandable consiste à s’imaginer que l’on s’approche de la table et que l’on reçoit l’hostie de la main du prêtre;
  3. l’acte d’action de grâces, le même que si l’on avait réellement communié.

Les effets de la communion spirituelle sont identiques à ceux de la communion sacramentelle, sauf leur intensité, qui est moindre. Toutefois, ceci doit s’entendre à égalité des dispositions, car, autrement, une communion spirituelle, faite avec plus de ferveur, pourra produire plus de fruit qu’une communion sacramentelle faite avec tiédeur.  (S Saint Thomas d’Aquin,, Sum. theol,, III, q. lxxx, a. 1, ad 3um.)

La communion spirituelle est hautement approuvée et recommandée par l’Église. Le concile de Trente signifie clairement que communier spirituellement c’est participer très véritablement aux fruits du sacrement de l’autel. (Concile de Trente Sess. XXII, ch. VI  – Denzinger 1747)